Manifestation et inquiétude dans les écoles

 L'événement Osny (le Parisien)

EMPLOIS JEUNES, EVS, AVS individuel ou collectif... Sous de multiples vocables, l'Education nationale ne cesse, depuis une dizaine d'années, de multiplier les emplois précaires pour assurer les tâches autres que l'enseignement. Près de 200 professeurs, employés et parents d'élèves sont venus dénoncer, hier après-midi, ce phénomène devant l'inspection d'académie d'Osny.

 

Répondant à l'appel national du Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles (Snuipp), ils ont dénoncé, banderole à l'appui, cette précarisation grandissante. Comme partout en France, la situation du Val-d'Oise est explosive. En particulier dans le primaire. « Depuis deux ans, nous avons 900 emplois de vie scolaire dans le département, dont 400 arrivent à échéance le 30 juin, les autres terminant leur contrat en octobre ou novembre. Actuellement, ils ne disposent d'aucune information quant à leur devenir », s'emporte Kamel Ould Bouali, responsable local du syndicat. Employés à des tâches administratives, mais aussi pour l'informatique, la bibliothèque, l'accueil ou l'accompagnement des enfants handicapés, les EVS (emplois de vie scolaire) ou AVS (auxiliaires de vie scolaire) demeurent indispensables. Or ces derniers, intervenant plus particulièrement dans l'intégration des handicapés, se trouvent sous le coup d'une baisse de leur activité. « L'administration a décidé, sans aucune concertation, de réduire leur activité à 50 ou 80 % », reprend Kamel Ould Bouali. Une solution inacceptable à laquelle seraient exposés 150 des 250 AVS val-d'oisiens. « Nous demandons leur renouvellement à plein-temps, la transformation de leurs emplois en postes statutaires de la fonction publique et l'accès à la formation et au recrutement pour ceux qui occupent déjà ces fonctions », ajoute le responsable Snuipp.

  Toutes ces revendications sont appuyées par des directeurs d'école. « J'ai une employée de vie scolaire ayant une mission administrative. Sans elle, le fonctionnement de l'école en souffrirait. Les parents sont très sensibles à sa présence », témoigne Joëlle Delumeau, directrice d'une maternelle de Montmorency. A la tête de onze classes dans une école élémentaire de Montmagny,

   Marie-Paule Georgelin montre sa colère : « Je suis en rage lorsqu'on parle de réduire le temps de travail de personnes dévouées à l'éducation d'enfants lourdement handicapés et payées 500 par mois pour certaines. Si elles disparaissent, l'éducation tout entière en pâtirait », conclut cette enseignante en colère.

OSNY, HIER. Près de 200 professeurs, employés et parents d'élèves sont venus crier leur colère devant l'inspection d'académie.    (LP/L.M.)  (article publié par   le Parisien)